A Munster, scolarité en transition ?

Lycée Kirschleger en Transition ?

Depuis la rentrée 2012, les 4 classes de seconde expérimentent, entre autre, la fin de la note. C’est possible. http://www.lycee-kirschleger.fr/

Une école pour demain : croque la vie à pleines dents

Toutes les écoles de Munster, de la maternelle au lycée sont en train de revoir leurs espaces verts pour les rendre comestibles. Elles ont aussi engagé des activités avec les élèves sur les enjeux d’une consommation locale.

Munster Table ronde au lycée dna mars2013 (pdf)

Munster Table ronde au lycée – Munster Dans l’esprit de Jean Giono

 

L’ensemble du monde pédagogique de Munster s’est entendu sur un projet environnemental, social et économique. photo réunion dna mars2013PHOTO DNA – Julien Kauffmann

Planter des arbres à l’école pour « croquer la vie à pleines dents » : tel est le projet pédagogique, de la maternelle au lycée, discuté mardi à Munster. Et faire revivre par là l’esprit d’une nouvelle de Jean Giono.

Mardi, au lycée Kirschleger, enseignants et responsables des écoles maternelle et élémentaire, du collège, du lycée s’étaient retrouvés autour de Mme Bosswingel, proviseur du lycée afin de parler d’un vaste projet intéressant l’ensemble des établissements munstériens, mais aussi certaines associations : celui d’imaginer une école de demain où l’on pourra « croquer la vie à pleines dents ! » Au propre comme au figuré.

> « Il s’agit entre autres, de planter une centaine d’arbres fruitiers », dit Michel Hutt de l’association Vallée de Munster en transition. Ainsi, inévitablement, on pense à Jean Giono d’autant plus que l’un des éléments du projet en question consiste à réaliser une nouvelle à partir de L’Homme qui plantait des arbres , livre quasi-culte pour les amoureux de la nature. Daté de 1953, le livre raconte l’histoire de ce berger de Haute-Provence, Elzéard Bouffier qui, pendant 30 ans plante des arbres avec l’espoir que puisse revivre sa région désertée par l’exode rural. C’est beau comme une poésie et montre, in fine , la place que devait occuper l’homme sur cette terre : celle-ci est la sienne, celle du microcosme dans le macrocosme qui est la nature. Et pas plus.

Transformer les espaces décoratifs verts en espaces comestibles

> Jean-Guillaume Bellier, professeur d’histoire-géo et chef du projet, aime également mettre en exergue la fameuse citation d’Albert Schweitzer qui prôna le respect de la vie, de toute vie : « Ich bin Leben und will leben mitten im Leben » (je suis vie et veux vivre au milieu de la vie). Cependant la démarche première des initiateurs de ce vaste projet est avant tout celui de transformer les espaces décoratifs verts (ou non) en espaces comestibles : le département du Haut-Rhin et les arbres ; les jardins partagés de Munster ; les incroyables comestibles de Todmorden ; la « Vallée de Munster en transition ».

Environnemental, social et économique

> Ce projet qui est en train de se mettre en place par les écoles de Munster, de la maternelle au lycée, est censé favoriser le développement durable à travers le remodelage des espaces verts, en imaginant un futur mieux partagé, une école de demain sachant croquer la vie. Pour ce faire, plusieurs objectifs seront mis en œuvre :

> -Environnemental : renforcer de la biodiversité ;

> -Social ; en suivant l’exemple de Todmorden (Angleterre) qui a pu changer les espaces verts uniquement décoratifs, en des espaces comestibles ;

> -Economique : sensibiliser les jeunes générations à la vertu de la consommation locale en particulier au niveau alimentaire.

> Ce projet s’inscrit dans la durée puisque les élèves travailleront de mars à juin (plantation de printemps). Suivra en novembre la plantation d’arbres fruitiers. « Ainsi, nous avons pu tisser des liens avec des associations locales : les Restos du cœur, Potager en vie, apiculteurs, arboriculteurs… », ajoute Mme Bosswingel.

> Entre une multitude d’idées proposées par l’école maternelle il convient de mentionner l’apprentissage pur et simple des gestes d’un vrai jardinier ; de savoir reconnaître les plantes ; de placer des végétaux dans un contexte artistique ou littéraire… Et pourquoi pas de « jardins suspendus » ? Tout simplement par exemple en fixant sur la grille de la cour de l’école quelques réalisations conçues de manière artistique…

> En résumé, ce projet d’envergure a un seul but, un souhait principal ; pour que l’école de demain devienne une école de la vie qui sera digne d’être vécue et où le mot partage s’écrive en majuscule.

> Et puis, à l’heure actuelle où l’on abat des arbres parce qu’ils « dérangent », il est bon, en effet, de remettre le nez dans ce beau conte philosophique de Jean Giono afin que nous tous devenions des hommes qui plantent des arbres et cessions d’être d’irresponsables qui les abattent

Comments are closed.